Positionnement du cadre
Notions de positionnement professionnel
Le positionnement est un ajustement permanent, entre :
- les composantes du statut ;
- les exigences de l'institution ;
- les attentes et les comportements du personnel ;
- les valeurs personnelles et professionnelles du cadre.
En ce sens, se positionner c'est gérer les risques, car mis à part
le statut rien n'est défini ni stable.
Le positionnement c'est évacuer le flou, clarifier pour soi,
pour et avec les autres, ses conceptions, ses théories de référence.
Le positionnement, c'est-à-dire la bonne façon d'occuper sa place
de chef, participe d'une harmonie entre les normes
communicationnelles explicites et implicites
des trois logiques (Direction ; Santé ; Administration).
Dire ce que l'on va faire et faire ce que l'on a dit.
Le pouvoir des pilotes
Position, statut, rôle dans la ruche
Le pilote et les acteurs communiquent de façon systémique
et interactive (GlobalBrain).
Le pilote (du coaché) est le lien entre le cadre et les acteurs.
Le rôle des acteurs dépend de la façon dont gouverne le pilote
(le style de pensé et les modes d’actions du pilote).
La saine gestion des ressources, de la ruche ?
Le pilote manage selon le rôle que jouent les acteurs
(le style de pensé et les modes d’actions des acteurs).
La saine gestion des ressources, de la ruche ?
Les tâches constituent l'aspect factuel du rôle des acteurs.
Ce qui nous définit le mieux relève davantage de ce que l'on fait
que de ce que l'on dit.
(voir : les erreurs et les qualités des praticiens,
du débutant enthousiaste à l'experte autonome).
Plus les règles sont floues (risques d’incongruences)
plus les pouvoirs occultes se manifestent, laissant libre cours
aux influences souterraines et aux marchés implicites.
Les stratégies d'alliances prédominent au détriment de la finalité
du service à rendre au patient (coaché).
Votre bonne étoile peut être portée ou traînée
par le milieu environnant, la culture.
Il vous faut de bonnes ressources, de bons filtres.
Une saine gestion des ressources et surtout des crises
(résistance ; crise ; recadrage)
étant la base d’un bon usage des tripôdes associés
suivant la règle des 3R.
Positionnement envers l'équipe.
Le cadre, pour se positionner et éviter une conduite hyper
affective doit faire le deuil de sa fonction soignante.
Il évolue sur d'autres missions et effectivement, s'il garde toujours
le bien-être du patient (coaché) comme objectif, il le fait par
l'intermédiaire de l'équipe de soins.
N'étant plus au contact direct des patients, sa fonction est axée
sur l'équipe.
Il doit mettre en place des conditions nécessaires à la prise
en charge globale des patients (coachés).
Le cadre n'est pas celui qui fait, il n'est pas non plus celui qui se
contente de faire faire ;
le cadre est celui qui organise les conditions pour qu'eux puissent
se faire...
Il doit savoir où il va (suivant la règle des P5).
Il doit s'adapter sans cesse.
A ce propos, R. MUCCHIELLI compare le manager à un barreur
en utilisant cette métaphore :
"Le barreur est le porteur d'intention, le port est son objectif
mais il avancera en tirant des bordées en fonction du vent"
(résistances ; crises ; recadrage)
La communication avec l'équipe, le milieu environnant,
la structure formelle forte, est un élément fondamental
de son management et de son positionnement.
Dans "Le manager au quotidien", H. MINTZBERG développe
les dix rôles du cadre
et nombreux sont ceux qui se situent dans le domaine
de la communication.
L'auteur définit :
Trois rôles inter-personnels, dans la ruche :
- symbole ;
- leader ;
- agent de liaison ;
Trois rôles liés à l'information (milieu environnant ; culture) :
- observateur actif ;
- diffuseur d'information ;
- porte-parole de l'équipe ;
Les quatre derniers rôles sont (développement personnel) :
- entrepreneur ;
- régulateur ;
- répartiteur de ressources ;
- négociateur.
Nombre de ces rôles sont liés à la communication.
Le cadre de santé est, ou devrait être, le vecteur
de la communication.
Animateur, lors de réunions ou de staffs de service, il favorisera
l'expression de tous et donnera la parole à chacun.
La synchronie interactionnelle (pacing)
Apprendre à utiliser ses propres comportements
(les regards ; les mots ; les gestes)
avec souplesse et observer, sans évaluer, ceux de ses interlocuteurs
sauf en se qui concerne leur pertinences dans une démarche
orientée vers un but, favoriser l'expression de tous et donner
la parole à chacun.
Les comportements deviennent la cible d’un changement
s’ils ne se révèlent pas compatible avec le but recherché.
Prendre l’initiative non verbale (leading)
But, installer un climat de confiance.
Cela permet d’intervenir, de guider notre interlocuteur.
D’accompagner l'acteur et de modifier ses croyances
qui le limitent dans l'acte.
AIDA : Attention ; Intérêt ; Désir ; Action
Le cadre éveil l’attention de l’acteur sur l’intérêt qu’il y a
qu'il réponde au désir de participer à l’action. |