Perspectives_6
Une telle analyse :
  • Michel Foucault la mener sur deux exemples contemporains :
    • le libéralisme allemand des années 1948 - 1962 ;
    • le libéralisme américain de l'école de Chicago.
Dans les deux cas :
  • le libéralisme s'est présenté ;
    • dans un contexte très défini ;
      1. comme une critique de l'absurdité :
        • propre à l'excès de gouvernement ;
      2. comme un retour à une technologie de gouvernement frugal
        • comme aurait dit Franklin.
Cet excès :
  • c'était en Allemagne le régime de guerre (le nazisme) ;
    • mais, au-delà :
      • un type d'économie :
        • dirigiste et planifiée :
      • issue de la période 1914-1918 ;
        • et de la mobilisation générale :
          • des ressources et des hommes ;
  • c'était aussi le "socialisme d’État".
En fait :
  • le libéralisme allemand :
    • du second après-guerre :
      • a été défini, programmé et même, pour une certaine part :
        • mis en application :
          • par des hommes qui ;
            • à partir des années 1928-1930 ;
          • avaient appartenu à l'école de Fribourg :
            • ou du moins avaient été inspirés par elle ;
          • et qui s'étaient exprimés plus tard dans la revue Ordo.
Au point de croisement de :
  • la philosophie néokantienne ;
  • la phénoménologie de Husserl ;
  • la sociologie de Max Weber ;
proches :
  • sur certains points ;
des économistes viennois :
  • soucieux de la corrélation :
    • qui se manifeste dans l'histoire :
  • entre :
    1. processus économiques ;
    2. structures juridiques ;
  • des hommes comme Eucken, W. Roepke, Franz Böhm, von Rustow :
    • avaient mené leurs critiques :
      • sur trois fronts politiques différents :
        1. socialisme soviétique ;
        2. national-socialisme ;
        3. politiques interventionnistes ;
  • inspirées par Keynes ;
    • mais ils s'adressaient à ce qu'ils considéraient comme un adversaire unique :
      • un type de gouvernement économique :
        • systématiquement ignorant :
          • des mécanismes de marché :
            • seuls capables d'assurer :
              • la régulation formatrice des prix.
L'ordolibéralisme :
  • travaillant sur les thèmes fondamentaux de :
    • la technologie libérale de gouvernement ;
a essayé de définir :
  • ce que pourrait être une économie de marché :
    • organisée (mais non planifiée, ni dirigée) :
      • à l'intérieur d'un cadre :
        1. institutionnel ;
        2. juridique ;
      • qui :
        • d'une part :
          • offrirait :
            1. les garanties ;
            2. les limitations ;
          • de la loi ;
        • d'autre part :
          • assurerait que :
            • la liberté :
              • des processus économiques ;
            • ne produise pas de distorsion sociale.
C'est à l'étude de cet ordolibéralisme :
  • qui avait inspiré :
    • le choix économique :
      • de la politique générale de la R.F.A. ;
  • à l'époque d'Adenauer et de Ludwig Ehrard ;
qu'a été consacrée la première partie du cours.

La seconde l'a été :
  • à quelques aspects de ce qu'on appelle :
le néolibéralisme américain.

Celui qu'on place :
  • en général sous le signe de l'école de Chicago ;
qui s'est développé lui aussi en réaction à ce :
  • "trop de gouvernement" ;
que représentaient à ses yeux, depuis Simons :
  • la politique du New Deal ;
  • la planification de guerre ;
  • les grands programmes économiques et sociaux ;
soutenus :
  • la plupart du temps dans l'après-guerre ;
par les administrations démocrates.

Comme chez les ordolibéraux allemands :
la critique :
  • faite au nom du libéralisme économique ;
s'autorise du danger :
  • que représenterait :
l'inévitable séquence :
  • interventionnisme économique ;
  • inflation des appareils gouvernementaux ;
  • suradministration ;
  • bureaucratie ;
  • rigidification de tous les mécanismes de pouvoir ;
en même temps que se produiraient de nouvelles :
  • distorsions économiques ;
inductrices de nouvelles interventions.

Mais, ce qui a retenu l'attention dans ce néolibéralisme américain :
  • c'est un mouvement :
    • tout à fait :
  • opposé à ce qu'on trouve :
    • dans l':
      • économie sociale de marché :
        • en Allemagne.
Alors que celle-ci considère que :
  • la régulation des prix :
    • par le marché ;
  • seul fondement d'une économie rationnelle ;
    • est :
      • de soi ;
        • si fragile :
          • qu'elle doit être :
            1. soutenue ;
            2. aménagée ;
            3. ordonnée ;
          • par une politique :
            1. interne ;
            2. vigilante ;
          • d'interventions sociales ;
            • impliquant :
              • des aides aux chômeurs ;
              • des couvertures des besoins de santé ;
              • une politique du logement ;
              • etc... ;
ce néolibéralisme américain :
  • cherche plutôt à :
    • étendre la rationalité du marché ;
      1. les schèmes d'analyse qu'elle propose ;
      2. les critères de décision qu'elle suggère ;
    • à des domaines non exclusivement ou non premièrement économiques.
Ainsi :
  • la famille ;
  • la natalité ;
    • la délinquance ;
    • la politique pénale.
Ce qui devrait donc être étudié maintenant :
  • c'est la manière :
    • dont les problèmes :
      • spécifiques ;
        • de la vie et de la population :
    • ont été posés :
      • à l'intérieur d'une technologie de gouvernement qui ;
        • sans avoir ;
          • loin de là ;
        • toujours été libérale ;
          • n'a pas cessé d'être hantée :
            • depuis la fin du XVIIIe siècle ;
          • par la question du libéralisme.
Sa route le conduit vers une théorie néolibérale de la schizophrénie qui introduit le concept de « consommation collaborative ».

 
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