Provisionnel
Vocable provisionnel ?

Mais, qu'est-ce ?

Mes caisses de provisions ?
Mise au point de la mesure du panier de consommation, de provisions ?

Une morale provisionnelle ?
...préalablement à une expérience, une partie, en attendant le jugement définitif :
« avoir provision de sa personne » signifie « être mis en liberté sous caution » (au sens où l'on parle de « provisions versées ») ;
en ce sens, la « morale par provisions », de sa personne, qui se trouve être « versées » dans tel ou tel domaine, n'est ni provisoire, ni prévoyante, mais, simplement, provisionnelle.

Vous faites provisions, dès votre enfance, dans votre matrice nourricière.
Comme vos grands anciens, citoyens patriotes, témoins du quotidien en tant que porteurs d'anciens projets.
Moderne (((biopuces, citoyen(ne)))), exprimant(e) exprimé(e), vous avez vos pieds sur votre terre, votre matrice nourricière, et vos mains dans vos nuages artificiels, de votre matrice nourricière, délayés dans le brouillard du monde médiatisé.

Dans votre matrice nourricière se trouve être la multitude dispersée de ressources duales (naturelles & artificielles). Duales ressources que vous assemblez en un ensemble d'éléments, éléments que vous composez, suivant votre logique, pour construire votre ensemble de solutions :
  1. qui répondent, à vos besoins comme à vos envies ;
  2. qui respectent votre équilibre comme votre développement personnel ;
c'est-à-dire, pour construire votre morale provisionnelle.

Dans votre matrice nourricière se trouve être la multitude dispersée de causes dernières & premiers principes émanant de divers domaines normalisés : math, physique, ..., cognition, psychologie, ..., neurosciences, cybernétique, ..., que vous assemblez et composé, suivant la Méthode de Conceptualisation Relativisée (M.C.R.), à plusieurs sources, en accord avec votre morale provisionnel, suivant les règles du jeu de la légistique, pour construire :
  • votre philosophie provisionnelle.
Votre interface entre les causes dernières & premiers principes des divers domaines normalisés actifs, utiles, qui fonctionnes et facilites quelques choses pour faciliter quelques choses d'autres.

Dans votre ancestrale matrice nourricière française se trouve être la multitude dispersée de causes dernières & premiers principes émanant de divers français :
  • avatars e-citoyen(ne) ;
  • avatars (((biopuces, citoyen(ne)))) ;
divers français séant dans votre dalle haptique, nuage artificiel français, nuage délayé dans la nappe haptique mondiale médiatisée.
Causes dernières & premiers principes que vous assemblez et composé en massifs d'informations haptiques, en accordant :
  • votre morale provisionnelle & votre philosophie provisionnelle ;
suivant les règles du jeu de la légistique, quand le monde réel « dual » (naturel & artificiel) s’accorde pour vous faciliter la construction de :
  • votre « duale » gouvernance provisionnelle.
C'est-à-dire, vous vous inspirez d'autres Interfaces homme-systèmes assistées d’automates et conscience de la situation, tel ce Guide en 12 points du ravitaillement en vol, à adapter au domaine de l'immersion haptique « digital organic digital » (DoD) où il est question de nerfs Lambda ou Kappa, plus ou moins vagues, dans les système sympa ou para, central ou pas.
Comme pour le pilotage d’avitaillement pensez toujour aux causes dernières & premiers principes émanants des diverses sensibilités françaises en cybernétique & société dans l'usage humain des êtres humains opérants dans divers domaines normalisés actifs, utiles, qui fonctionnes et facilites quelques choses pour faciliter quelques choses d'autres.

Être mis en liberté sous caution ?

Certes, votre
« dual » gouverneur provisionnel vous a mit en liberté sous caution !
Mais, qui contrôle l'usage de vos provisions ?
Mais, qui discipline l'usage de vos provisions ?
Mais, qui libère autour de soi comme en soi ?
Témoins ? Secouristes ? etc. ?

En effet, dans le domaine réel cybersocial, les humains font usage humain des êtres humains ayant déjà des provisions acquis, par soi & d'autre (métaconnaissance, métacognition, ...), ainsi qu'à acquérir, par soi & l'autre :
  • dès l'origine logique commune de soi & l'autre ;
  • dès l'origine de la base de départ commune de soi & l'autre ;
  • dès l'origine de valeurs communes de soi & l'autre ;
  • dès l'origine de pratiques communes de soi & l'autre ;
  • dès l'origine d'objectifs commun de soi & l'autre.
La personne morale :
  • « que soi & les autres, assemblés, exprimons » ;
se trouve être un « dual » cybersocial.
  1. EspritDeRuche constitué en un appareil psychique groupal caractérisé et modelé « avec divers anciens schéma mentaux de soi & de l'autre, avec diverses réalités des inerties des habitudes de soi & de l'autre, avec diverses modernes pratiques de soi & de l'autre, qui s'appliquent aux choses qui requièrent célérité, autour de soi, et en l'autre, comme en soi » comme ...haptique... l'expérience touche autour de soi comme en soi.
  2. CorpsDeRuche constitué en une légitime association loi 1901.
En sciences politiques, que peut induire une logique de capitalisation, c’est-à-dire de captation de valeur nationale cybersociale au moyen de divers développements de diverses connectivités en diverses télémédecines publiques/privées ?

Après avoir lu :



on comprend l'importance de l'étude pour tous de TheConversation :
Plateformes numériques :
vers un déplacement de la frontière public/privé ?


Mais, qu'est-ce ?

Un complet traité cybersocial provisionnel public ?

Une ordonnance provisionnelle de la « duale » Audience publique ?

Un « dual » gouverneur provisionnel ?

Un « dual » gouvernement provisionnel ?

Attention, citoyen patriote, témoin de l'actuelle « duale » révolution.
Intérêt français, il y a !
Désir de s'unir à tous, tout en restant aussi libre qu'un citoyen ! Action !

L'Action patriotique, des « duaux » gouverneurs provisionnels, se trouve être fondamentale dans l'état actuel du contentieux constitutionnel où est la France !

En effet, en 2018 tout français vit sous la menace omniprésente du sabot d'envers des psychochirurgiens de la neurocybernétique, même quand on se trouve être semi-autodidacte avec un « dual » cybersocial voisinage !
Or, dans l'état actuel de la pédagogie institutionnelle française, il nous faut être français autodidacte, en pédagogie associative, pour faciliter le renversement pédagogique français, étape fondamentale, pour faciliter la légitime reconstruction des communs.

En effet, en 2018 tout « dual » gouverneur provisionnel se trouve être « clandestin et hors-la-loi » même en République 2.0, mais il se trouve être « mis en liberté sous caution » grâce aux provisions versées, en tel ou tel domaine, à un entrepreneur politique en innovation neuronale.

Tout « dual » gouverneur provisionnel doit être à même de répondre aux trois questions fondamentales :
  1. Qu'est-ce qui doit être fait dans l'intérêt général ?
  2. Comment agir de manière adéquate dans l'intérêt générale ?
  3. Comment s'unir à tous, tout en restant aussi libre qu'auparavant :
    • pour se conserver du voisinage « dual » (naturel & artificiel)
    • pour conserver le développement de tout projet :
      • général ;
      • commun ;
      • personnel ?
Ces trois causes dernières induisent les trois premiers principes :
  1. toujours s'assurer d'être porté pour porté !
  2. toujours s'assurer du potentiel du porteur !
  3. toujours s'assurer des intérêts respectifs !
L'Altruisme impose à l'humanité la recherche :
  • dans le monde sensible « dual » (naturel & artificiel) ;
de la plus grande somme de bonheur possible pour toute :
Comment s'unir à tous, tout en restant aussi libre qu'auparavant ? Dixit Rousseau !
Comment garantir la propriété ? Dixit Locke !
Comment faire commerce en toute sécurité ? Dixit Hobbes !

Comment établir en droit
la légitimité du pouvoir
du garant du titre de propriété
d'une unique, pérenne,
« duale »
entité (naturelle & artificielle)
d'un(e) avatar (((biopuces, citoyen(ne)))) français(e).

Risque de télé-esclavage !

Citoyen patriote :
  1. Témoin de la « duale » révolution industrielle 4.0, des mieux-faisants professionnels 4.0, des S.B.I.R. de « duales » régions françaises de notre « duale » nation Française ;
  2. Témoin de la « duale » révolution de l'État secret Français, sous la Direction de la République de la Santé (télémédecine) comme de la télé Administration (acte authentique électronique) ;
  3. Témoin de la « duale » révolution politique, des mieux-disants des curieux procédés « duaux » (naturels & artificiels), façon d'agir « duale » à l'égard d'autrui, en la mise en sécurité (Asphalès) du français numérisé vivant (novembre 2007) d'investisseurs politiques ;
  4. Témoin de la « duale » révolution religieuse en la mise au point théologique de la légitime théorie complète du sacrement de notre « dual » peuple sain de notre « duale » nation.
Que sait-on des possesseurs mondiaux de possédés français ?
Que sait-on des possesseurs mondiaux qui jouissent de la tolérance sociétale mondiale, en immersion haptique avec retour de force, en l’usage du télé bio contrôle de tangibles français numérisés vivants, français appareillés chacun d’une interface neuronal directe ?

Bien que le commentaire sur « Les robots sont-ils les chirurgiens de demain ? » a été supprimé, la question se pose :
Est-ce que Le Collège des Bernardins se trouve être un lieu de formation et de recherche interdisciplinaire ouvert à tous ?
Certes, acteurs de la société civile & religieuse entrent en dialogue autour des grands défis contemporains, qui touchent l’homme et son avenir. Mais, où en est La théologie sacramentaire aujourd’hui : quelques axes de recherche à promouvoir.
Dieu, soi & les autres !
Dit-on ?
400 ans après Galileo Galilei, comme lui, les peuples de toutes les nations sont conduits à médiatisé un renversement pédagogique (associatif & institutionnel) sur ce qui leur semble être la réalité du monde sensible !
Acte fondamental précédant la reconstruction des communs.

Après avoir lu :
on comprend l'importance d'apprendre, se que peut être un artifice humain, et l'importance de l’usage humain des êtres humains, pour tout(e) potentiel(le) télé soignant(e) ou patient(e).

Sans tenir rigueur de la valeur humaine de l'acte opératoire, c'est l'humain qui disparé dans l'irrationnel.

deus ex machina (sans maîtrise (d'un artifice), la puissance (d'un artifice) n'est que ruine) !

Attention, L’expérience touche en soi !

Si le temps, le climat, se trouve être tel que au bon niveau culturel & social au bon endroit il soit facile de reconstruire en commun, suite à un renversement pédagogique, une moderne « duale » (matérielle & immatérielle) base de départ socioculturelle & économique, inventée, innovée, encastrée, enracinée, dans la matrice de notre « duale » nation Française :
  • Base de départ facilitant toute expérience d’hybridation produisant une forme d’organisation mixte associative :
    • (matérielle) type : loi 1901 ;
    • (immatérielle) type : appareil psychique groupal ;
révolutionnons l'ancienne Nation Française de l'ancien peuple français, par le moderne « dual » peuple français, pour le « dual » peuple Français de la « duale » Nation Française.

Injonction sociale ? Non, il s'agit, plutôt, d'un renversement pédagogique présenté, par la foule du peuple à l'élite de la nation, dans diverses formations continues, entre droit personnel et injonction sociale.
Renversement pédagogique provoqué d'une claire et adéquate pédagogie associative, distante culturellement de la concomitante pédagogie institutionnelle
. Soyons réactifs...ou pas !
 Le but étant la reconstruction des communs de par l'union de la foule à l'élite de la patrie.

Cybernétique OU société ?

Cybernétique & société !

L’Union cybernétique & société, où l’usage humain des êtres humains possesseurs d’humains se trouve être fondamental, doit être un thème de controverse public en République Française !




Extrait de l'Études / publiées par des Pères de la Compagnie de Jésus.
Auteur : Compagnie de Jésus. Auteur du texte.
Éditeur : V. Retaux (Paris).
Date d'édition : 1897-07
Contributeur : Scorraille, Raoul de (1842-1921). Directeur de publication
Contributeur : Grandmaison, Léonce de (1868-1927). Directeur de publication.

Droits : domaine public.

Palimpseste des Pères de la Compagnie de Jésus
sur LA PHILOSOPHIE ET LA THÉOLOGIE
DANS LEURS RELATIONS

D'APRÈS M. PAUL JANET. P. L. Roure
produit au moyen
d'un « dual » (naturel & artificiel)
kernel des nanomondes

Avant de donner réponse de M. Janet, faisons une remarque.


Assurément, le nombre des vérités acquises ne manque pas d'être notable dans les sciences exactes et mathématiques, quoique, là aussi, la critique commence à poser ses points d'interrogation.

Dans les sciences historiques, le départ entre les vérités acquises et les opinions contestées serait bien malaisé à faire.
Quant aux sciences physiques et aux sciences politiques, est-il vrai de dire que le catalogue des points arrêtés s'y allonge plus qu'en philo-sophie?

Si l'on définit la philosophie, la science des causes dernières et des premiers principes, il faut observer que ce qui est vraiment incontesté dans les sciences particulières, c'est précisément ce que la philosophie leur fournit.
La partie vraiment propre à chacune de ces sciences ne s'étend pas très loin.
Les sciences physiques, par exemple, sont riches en applications, et pauvres en explications.
On peut soutenir que l'humanité tire plus d'avantages de celles-là que de celles-ci ; quoique, par ailleurs, de vraies explications multiplieraient singulièrement sans doute les précieuses applications.
Mais enfin le progrès des sciences particulières est plus par le dehors que par le dedans, plus en surface qu'en profondeur.

La philosophie, au contraire, présente une logique définitivement constituée et une métaphysique générale qu'on peut dire acceptée par toutes les écoles qui comptent.
Ceux qui s'en séparent sont des dilettanti que le public ne peut se résoudre à prendre au sérieux et qu'il soupçonne de ne pas croire fort à eux-mêmes.
Des dialecticiens, comme M. Fouillée, qui jouent prestement avec des concepts, mais ce n'est qu'un jeu.
Des raffinés, comme Renan, qui tiennent qu'en philosophie « l'originalité est la qualité la plus requise, tandis que dans les autres sciences, c'est la vérité des résultats qui importe ».
Mais les arguties des sophistes ont-elles jamais empêché de dire que les vérités dont ils se sont raillés appartiennent au patrimoine de l'humanité ?

Voilà notre défense de la philosophie.

Revenons à M. Paul Janet.
La grande raison, dit-il, qui rend si difficile de détacher en philosophie « la partie solide et acquise » de la partie en formation, c'est que « l'esprit philosophique consiste surtout à penser par soi-même ».
La philosophie, en effet, est une science non d'autorité mais d'examen.
Il semble être de son essence de :
  1. sonder tous les fondements, ;
  2. scruter tous les principes ;
  3. secouer toutes les formules en cours.
Il faut ajouter avec M. Janet que :
« ce sont précisément ces grandes controverses qui attirent tous les esprits.
Aussitôt que tout le monde serait d'accord, personne n'y viendrait plus voir, et la philosophie perdrait ses plus grandes séductions
. »

Cela est vrai ; et M. Janet est d'avis que :
« la philosophie doit continuer comme auparavant :
  • à disputer ;
  • à employer la méthode personnelle ;
  • à chercher, à ses risques et périls, des pensées nouvelles ;
  • à critiquer et à essayer des synthèses hasardeuses ;
en un mot à philosopher librement.
Mais qui empêche, ajoute-t-il, que, pendant que la philosophie continue à marcher de l'avant, elle essaye en même temps
de se constituer un capital ? »

Ainsi le grand effort, pour chaque philosophe, se porterait à « augmenter ce fond commun, à ajouter des vérités nouvelles aux vérités acquises ».

Que sera ce fond commun ?

« Un changement de système de mesure n’est pas sans conséquence sur les systèmes de pensée.
À moins que ce ne soit l’évolution des idées qui conduise à bouleverser les unités de mesure
. » Lord Kelvin Vedelago S. Isotopes, Mesure et démesure, n° 13, décembre 1995, p.38.

« C’est incontestablement parce que nous sommes partis de la base, et que nous avons échappé à tous les obstacles d’une rude et laborieuse pratique scolaire, que nous pouvons aller aujourd’hui vers une pédagogie de masse en offrant une façon nouvelle de l’aborder. »
Célestin Freinet, Écrit par Élise Freinet.
Naissance d’une pédagogie populaire. Petite collection Maspéro. P. 8.

Que sera ce fond commun ? M. Janet entreprend de nous le dire.
Après examen des points de départ et des points d'arrivée dans les différents systèmes, il trouve « une série de propositions, plus ou moins admises par toutes les écoles, et ayant, au moins relativement, un caractère scientifique ».

En voici rénumération.
  1. La certitude des faits subjectifs.
  2. La distinction du subjectif et de l'objectif, au moins apparente.
  3. Le subjectif lié à l'objectif par l'action du physique sur le moral.
  4. Une certaine mesure (à fixer) de relativité dans la connaissance.
  5. L'origine expérimentale de nos idées abstraites et générales.
  6. La nature spéciale de certaines notions qui se présentent avec un caractère de nécessité et d'universalité. « telles les constantes universelles physiques. »
  7. Le fini donné dans l'expérience, sans qu'on puisse jamais en trouver la limite, et, par conséquent :
  8. L'enveloppement du fini par l'infini ou tout au moins par l'indéfini.
Plus loin, M. Janet donne comme principe régulateur de la morale, plus ou moins universellement admis, l'inviolabilité de la pensée. « Certes, d'un cerveau humain non appareillé d'artifices ou prothèses neuro-cybernétiques, dite interface neuronale directe de la télé réalité du 21e siècle. »

A parler franchement, je doute que, en partant de là, la philosophie aille bien loin, surtout que les philosophes marchent longtemps d'accord.
Les uns diraient que cela sent bien sa méthode cartésienne et que cette méthode n'est peut-être pas la meilleure.
Les autres (ou les mêmes) diraient que la part est faite bien belle à l'idéalisme et qu'on risque à ce jeu de s'enfermer chez soi, sans pouvoir en sortir.
D'autant que M. Janet ajoute :
« Ces propositions peuvent être encore elles-mêmes objet de débat, soit quant à la limitation, soit quant à la signification définitive.
Une proposition commune peut être acceptée, chacun lui donnant des sens différents.
Mais c'est à chacun à faire des efforts sincères, dans l'intérêt de la science, de dégager ces propositions de toute interprétation individuelle et systématique, de s'en tenir au sens le plus
apparent. »

Cette restriction faite et elle était nécessaire, est-ce que ce capital acquis, sur lequel on croyait avoir mis la main, ne va pas se fondre ?
Ne restera-t-il pas uniquement, comme mise de fond, la bonne volonté ?
Ce qui, évidemment, est maigre.

Comment, donc, former cette réserve commune, ou plutôt comment trouver en philosophie ce point fixe, ou ces points fixes ?
Car avant de songer à l'entente, il serait bon que chacun se constituât à soi-même un point d'appui, une base de raisonnement, un terrain solide où il pût poser le pied.

Nous concevrions cette réserve pour tous humain et ce point d'appui pour chacun comme une philosophie provisionnelle. On considèrerait, certaines vérités, pour assurées, jusqu'à preuve du contraire.

Il faut bien partir de quelque chose et les esprits les plus révolutionnaires, s'ils veulent édifier, ont besoin de pierres qu'ils trouvent toutes faites.
Quand Descartes prononçait son solennel Cogito ergo sum, il avait peut-être l'illusion de croire qu'il faisait une découverte, qu'il découvrait l'existence de son être dans la conscience de sa pensée, qu'il tirait de celle-ci la connaissance de celle-là.
Ce ne peut-être qu'une façon de parler et une façon naïve.
Si Descartes n'avait déjà eu la connaissance spontanée de son être, il ne serait jamais arrivé à en avoir la connaissance réfléchie et scientifique.
S'imaginer qu'on peut faire à son gré le vide dans son esprit est puérilité.
Il reste toujours des « espaces nuisibles » et c'est un bonheur.
Car de rien l'homme ne créera jamais rien.

Au lieu donc de prétendre rejeter de sa créance toutes les opinions qu'il y avait autrefois admises, Descartes aurait fait preuve tout ensemble de plus de sens et de plus de modestie en disant qu'il n'admettait ces opinions que sous bénéfice d'inventaire.

C'est ce qu'on pourrait faire, tenant ainsi le milieu entre le dogmatisme de M. P. Janet, trop décisif pour rallier les suffrages, et le scepticisme contre nature de Descartes.
On ferait à l'égard de ces vérités réservées ce qui se pratique à l'égard des vérités mathématiques. Pythagore a découvert la science des nombres, nos écoliers et nos savants utilisent sa découverte ou tâchent de la perfectionner, sauf à la vérifier et à se la démontrer à eux-mêmes.

Ni les uns ni les autres ne voient, dans cette base acceptée, ou dans le préjugé qui les incline à la regarder comme véritable, un obstacle à leurs libres spéculations.
Quant à dresser un catalogue et convier les philosophes à s'entendre sur ces points de doctrine qu'on mettrait hors de discussion, c'est une entreprise illusoire.

Le contrat philosophique est chimérique !
Au même titre que le contrat social !

En vain, on prétendrait montrer aux philosophes que ce qu'on leur demande de mettre en réserve, eux-mêmes l'admettent déjà.
Ils soupçonneraient dans cette proposition un piège tendu à leur liberté.
Ils demanderaient dans quel sens on prend ces vérités réservées.
Ils verraient un système préconçu, soit dans le choix, soit dans l'énoncé, des vérités.
Bref, aucun ne signerait le formulaire.

Il faut que le point de départ soit pris en dehors de toute conception philosophique proprement dite, de tout travail critique, qu'il ne soit pas l'oeuvre des philosophes, mais qu'il ait été posé avant la philosophie.

Ces conditions, la partie commune des religions seule les remplit.
L'âme, la vie future, Dieu, le devoir !
Voilà ce que toutes les religions ont toujours admis, sous une forme ou sous une autre.

Le point de départ pour philosopher est trouvé.

On dira que c'est là toute une philosophie, bien plus toute la philosophie, que, cela admis, il n'y a plus rien à trouver, plus rien à chercher.
D'abord, on ne poserait ces vérités, au point de départ, que dans leur concept le plus général. Le travail d'élaboration, de spécification, de coordination, serait laissé à l'activité de chacun, travail infiniment multiple et divers.
Puis, on ne poserait ces vérités, nous l'avons dit, que « par provision ».
C'est-à-dire, sauf à chaque philosophe, à les contrôler ensuite, à les faire siennes par la réflexion et la critique.

On se créerait, en leur faveur, une présomption favorable, présomption légitimée par l'antiquité, aussi bien que par l'universalité, de ces croyances, présomption justifiée encore par l'impossibilité, où se trouve l'esprit, de les nier réellement, il est contraint de ressusciter, sous une autre forme, ce qu'il s'était flatté d'avoir détruit.

Il est donc sage de les adopter provisoirement, telles que le sentiment général des hommes les entend.
Cette signification, l'enseignement commun des religions l'apprendra.

Mais votre entreprise, dira-t-on, aboutit à ramener, la philosophie, au rôle de servante de la théologie.
Ce rôle, la philosophie rationaliste ne l'acceptera jamais. Vous voulez nous faire revenir à la scolastique.
Les temps sont bien passés, vous ne ferez pas revivre le moyen âge.
« duale » philosophie « politique & bio politique » autour de soi comme en soi
 
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